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Une recherche est initiée par augmenter l'accès à la prevention et aux soins contre le paludisme chez la femme enceinte et son foetus

on Thu, 12/06/2012 - 14:41

Cotonou, le 1er Octobre 2012.Un consortium international de recherche se reunit à l'occasion du lancement officiel d'une nouvelle étude majeure pour déterminer si les agents de santé peuvent améliorer l'accès au traitement préventif des femmes enceintes contre le paludisme. Ce projet d'un montant de 3 millions d'Euros prendra place au Bénin, au Burkina Faso et en Gambie et s'étendra sur une période de 3 ans. Les équipes de recherche de ces trois pays se rencontrent aujourd'hui et demain avec des decideurs politiques nationaux et internationaux pour la revue du projet et pour identifier les changements que pourrait requérir le système de santé, si les resultats de la recherche mettaient en évidence, la nécessite de passer à l'échelle.

En Afrique Subsaharienne, plus de 30 millions de femmes vivant dans les zones où le paludisme est endémique, tombent enceintes chaque année, ce qui les expose, elles et leurs futurs enfants, au paludisme. Cette maladie tue plus de 10. 000 femmes enceintes et près de 200. 000 nourrissons par an.

La politique actuelle en ce qui concerne le paludisme des trois pays Africains implique dans cette proposition, conformément aux recommandations de l'OMS, consiste à fournir un traitement antipaludéen (IPTp-SP) lors des consultations prénatales, de façon préventive.

 Toutefois, de nombreuses femmes ne fréquentent très peu, les centres de santé avant l'accouchement, ou bien elles se rendent de façon tardive à la consultation prénatale, du fait qu'elles ignorent l'importance de ce service. Cette recherche vise à étudier la faisabilité au niveau des relais communautaires, de recruter plus de femmes enceintes pour leur procurer les traitements décrits ci-dessus. L'étude devra aussi, si ces relais peuvent dépister et traiter le paludisme entre les différentes consultations prénatales, dans la communauté où vivent les femmes enceintes.

L’une des composantes de ce projet vise à créer un panel politique de façon à pouvoir informer les décideurs, les prestataires de soins et les chercheurs des 3 pays de sorte que, si les résultats s'avéraient favorables, les changements requis en matière de politique comme de façon pratique. Soient appliques de facon aussi precoce que possible. Conséquemment, les cadres du Ministère de la Santé, de l'OMS, les prestataires de soins locaux et nationaux, les ONG, d'autres organisations internationales comme l'UNICEF et Roll Back Malaria ont été invités à prendre part aux discussions du 3 Octobre 2012.

Si l'option est retenue, une note d'orientation politique sera produite de façon à briefer les participants lors de réunions nationales qui seront tenues ultérieurement dans les 3 pays dans l'optique d'un passage à l'échelle.

Il n’est pas superflu d’annoncer que le Centre de Recherche Entomologique de Cotonou (CREC) gère l'étude qui concerne le Bénin sous la supervision du Dr Alain Nahum. L'ensemble du projet est coordonné par l'Institut Royal pour les Tropiques des Pays-Bas, tandis que le panel politique est coordonné par l'Organiation Mondiale de la Santé.